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On avait beau lui dire qu'elle avait tout fait de travers, elle savait ce qu'il y avait de mieux pour son enfant.
Avant même sa venue au monde, elle avait opté pour l'allaitement maternel. Malgré les protestations de ses proches et la douleur des débuts, elle avait persévéré. Elle avait fait le choix d'être mère et, dès sa rencontre avec ce petit être, elle avait su ce qu'il y avait de mieux pour son enfant.
On lui avait dit qu'il fallait le laisser pleurer, prétextant que ça ne pouvait pas lui faire de mal. Et pourtant, elle ne pouvait s'empêcher de presser contre son cœur cette petite chose si fragile pour la consoler. Après tout, elle était sa mère. Elle savait mieux que quiconque ce qui était bon pour son enfant.
Au lieu de chaussures, elle préférait le laisser découvrir le monde avec ses pieds nus, lui permettre de sentir l'herbe lui caresser la plante de ses petits pieds potelés. On le lui reprochait, prétextant qu'ainsi son chérubin aurait les jambes déformées. Elle n'en avait que faire, elle était sa mère. Elle savait ce qu'il y avait de mieux pour son enfant.
Pour communiquer avec son bébé, elle avait appris à signer et mettait en pratique ce langage gestuel dès qu'elle s'adressait à son tout petit. On lui répétait sans cesse que cela freinerait l'apprentissage de la parole de ce petit être humain. Elle continuait pourtant, ravie de comprendre les besoins de son petit ange adoré. D'autant plus qu'elle était sa maman, elle savait ce qu'il y avait de mieux pour son enfant.
Quand son petit amour souffrait, on lui avait dit que ça allait passer. Elle s’était pourtant démenée pour les convaincre que quelque chose clochait. Elle le sentait au plus profond de son instinct de jeune mère. Personne ne l'avait écouté. Pourtant, elle connaissait mieux que personne son enfant.
Les tenues qu'on lui avait apportées pour son joli bébé ne lui paraissaient pas assez personnelles, pas assez confortables pour son petit corps rebondi. Aussi avait-elle choisi elle-même les vêtements de ce petit amour, quitte à passer pour une maman égoïste. Et puis, elle savait ce qu'il y avait de mieux pour son enfant.
Lorsque la petite boîte dans laquelle on avait installé son bébé apparut devant ses yeux, son cœur s'arrêta avant de se briser en mille morceaux. Ses jambes défaillirent, ses lèvres se mirent à trembler, les larmes lui brûlèrent les yeux. Son monde entier termina de s'effondrer. Elle haïssait plus que tout le minuscule cercueil qu'on déposait près d'elle. Pourtant, elle l'avait elle-même choisi.
Car, malgré tout, elle savait ce qu'il y avait de mieux pour son enfant.
⸺ 𝒻𝒾𝓃 ⸺
Merci de faire partie de cette aventure littéraire.
Laura Berthil, auteure de récits imaginaires.
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